Cinéphile m'était conté ...

Cinéphile m'était conté ...

Déesses


Betty Grable (1916-1973)

Betty Grable est née à Saint-Louis (Missouri), le 18 décembre 1916. Encouragée par sa mère à devenir comédienne, elle fait ses débuts de "Chorus girl" à 13 ans dans Happy days. Elle fait alors régulièrement de la figuration dans les comédies musicales, tout au long des années 30, avant de se produire à Broadway et d'obtenir un énorme succès dans La Du Barry était une dame. Elle devient enfin star durant la décennie 40 et, en 1943, pose pour la célèbre photo de pin-up qui fit tant rêver les soldats américains. Elle tourne successivement Sous le ciel d'Argentine, Un Yankee dans la RAF (King), L'île aux plaisirs, Maman était new-look, La dame au manteau d'hermine (Preminger/Lubitsch), Mam'zelle mitraillette (Sturges)...Son dernier succès est Comment épouser un millionnaire (Negulesco) en 1953, deux ans avant de se retirer définitivement des plateaux et de se consacrer aux shows à Broadway et Las vegas. Elle est morte d'un cancer du poumon le 2 juillet 1973.

 

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18/04/2015
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Marlene Dietrich (1901-1992)

Marie Magdalene Dietrich est née le 27 décembre 1901 à Berlin-Schöneberg. Douée pour la musique et le chant, elle prend ses premiers cours de théâtre auprès de Max Reinhardt en 1921. Elle joue dans des revues et obtient de petits rôles au cinéma. Elle enregistre sa première chanson en 1928. L'énigme est son premier rôle important en 1929 et le grand Josef Von Sternberg la remarque. Il la fait tourner dans le premier film parlant allemand, L'ange bleu. Il l'engage à nouveau dans Coeurs brûlés, Agent X 27, Shanghai express, Blonde Vénus, L'impératrice rouge, La femme et le pantin. Anti nazie, dès la première heure, Marlene Dietrich devient citoyenne américaine en 1937. Dans les années 30, la star tourne avec Mamoulian (Le cantique des cantiques), Hathaway (I loved a soldier), Borzage (Désir), Feyder (Le chevalier sans armure), Lubitsch (Ange)...Pendant la guerre, elle chante pour les troupes stationnées au Royaume-Uni puis les suit en France jusqu'à la Libération où elle retrouve son amant, Jean Gabin. Dans les années 40, elle est l'interprête de Clair (La belle ensorceleuse), Walsh (L'entraîneuse fatale), Dieterle (Kismet), Lacombe (Martin Roumagnac), Wilder (La scandaleuse de Berlin)...A partir de 1950, elle ralentit le rythme : Hitchcock (le grand alibi), Lang (L'ange des maudits), Wilder (Témoin à charge), Welles (La soif du mal). Ses trois derniers films sont Jugement à Nuremberg (Kramer), Deux têtes folles (Quine) et, enfin, C'est mon gigolo en 1978 avec David Bowie. Entre temps, Marlene a privilégié sa carrière de chanteuse sur les scènes du monde entier. Elle se retire définitivement après une mauvaise chute et vivra recluse jusqu'à son décès, dans son appartement de l'Avenue Montaigne à Paris. Elle meurt le 6 mai 1992.

 

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16/04/2015
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Danielle Darrieux (1917)

Danielle Darrieux a vu le jour le 1er mai 1917 à Bordeaux, au sein d'une famille mélomane. Elle débute à 14 ans au cinéma dans Le bal de Wilhelm Thiele. Sa carrière commence avec des rôles de gamine facétieuse et fantasque aux côtés des acteurs les plus populaires des années 30 : Aumont, Garat et surtout Préjean avec qui elle forme un couple idéal de comédie musicale (La crise est finie, Quelle drôle de gosse, Dédé...). A noter qu'elle tourne également dans le premier film de Billy Wilder (co-réalisé), Mauvaise graine. Elle épouse en 1935 le réalisateur Henri Decoin qui la fait jouer dans des comédies légères : Le domino vert, Mademoiselle ma mère...Elle est alors "la fiancée de Paris" et triomphe au box-office. En 1936, elle tourne un premier rôle dramatique Mayerling, de Litvak, qui lui ouvre les portes d'Hollywood où elle obtient un rôle deux ans plus tard dans La coqueluche de Paris. Cependant, DD s'ennuie très vite à Hollywood et préfère revenir en France. Les films s'enchaînent : Katia (M Tourneur), Battement de coeur, Premier rendez-vous (Decoin), mais elle passe la fin de la guerre en résidence surveillée. C'est une Danielle Darrieux moins écervelée, prête pour les grands rôles, qui apparait après-guerre sur les écrans : Occupe-toi d'Amélie, Le bon Dieu sans confession, Le rouge et le noir (Autant-Lara), La vérité sur Bébé Donge (Decoin), La ronde, Madame de..., Le plaisir (Ophüls), Napoléon (Guitry), Pot-Bouille, Marie-Octobre (Duvivier), Un drôle de dimanche (Allégret). Elle joue également pour deux grands réalisateurs américains avec L'affaire Cicéron (Mankiewicz) et Alexandre le grand (Rossen). A l'orée des années 60, DD part à la rencontre de cinéastes qui sont avant tout ses admirateurs : Chabrol (Landru), Demy (Les demoiselles de Rochefort)...Dans les décennies suivantes, Danielle Darrieux est très active sur scène et à la télévision mais tourne toujours pour le cinéma : Une chambre en ville (Demy), Le lieu du crime (Téchiné), Quelques jours avec moi (Sautet)...8 femmes d'Ozon est son 99ème film et elle poursuit toujours avec Une vie à t'attendre, Nouvelle chance, L'heure zéro, sans oublier la voix de la grand-mère de Persepolis. Chevalier de la Légion d'honneur et officier des Arts et Lettres, DD a également reçu un César d'honneur et un Molière de la meilleure comédienne en 2003.

 

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14/04/2015
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Phyllis Brooks (1915-1995)

Phyllis Brooks (Phyllis Steiller) est née le 18 juillet 1915 dans l'Idaho. Mannequin, elle débute au cinéma en 1934 dans un petit rôle de secrétaire (L'homme qui réclamait sa tête). Elle est remarquée 3 ans plus tard dans L'incendie de Chicago de Henry King et tourne dans Little miss Broadway puis Shanghai gesture de Von Sternberg. Fiancée pendant deux ans à Cary Grant, elle se marie avec un membre du Congrès, originaire du Massachussets, et poursuit sa carrière, surtout au théâtre et à la télévision, ou dans des séries B. En 1945, elle se retire définitivement et élève ses 4 enfants. Elle est morte en août 1995.

 

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11/04/2015
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Claudette Colbert (1903-1996)

Claudette Colbert (Emilie Claudette Chauchoin) est née le 13 septembre 1903 à Saint-Mandé. Elle a 3 ans quand son père, pâtissier, émigre à New York. Après des études d'art dramatique, elle débute à l'écran en 1923. Son premier grand rôle lui est donné par Frank Capra dans Pour l'amour de Mike en 1927. Le succès n'arrive que 5 ans plus tard dans Le signe de la croix de Cecil B. DeMille. Elle poursuit avec New York-Miami de Capra qui lui vaut l'Oscar de la meilleure actrice. Toujours avec DeMille, elle interprète ensuite Cléopâtre puis tourne avec les plus grands réalisateurs jusqu'au début des années 60 : Lubitsch (La huitième femme de Barbe bleue), Cukor (Zaza), Ford (Sur la piste des Mohawks), King (Adieu jeunesse), Sturges (Madame et ses flirts), Sirk (L'homme aux lunettes d'écaille), Daves (La soif de la jeunesse) et Guitry, pour un de ses seuls films français (Si Versailles m'était conté). A la fin de sa vie, elle partage son temps entre New York et la Barbade où elle meurt en 1996.

 

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09/04/2015
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Susan Hayward (1917-1975)

Susan Hayward est née le 30 juin 1917 à New York. Après avoir appris la sténographie et le dessin industriel, elle s'inscrit dans une agence de mannequins. Sa beauté lui permet d'accéder aux couvertures des magazines et d'être retenue pour les auditions du rôle de Scarlett dans Autant en emporte le vent. L'essai n'est pas concluant mais lui vaut d'être remarquée par la Warner qui lui offre un contrat. Après quelques petits rôles, Susan Hayward fait ses véritables débuts dans Beau Geste (1939) de William Wellman, au côté de Gary Cooper et de Ray Milland. Rapidement, sa beauté rousse et son jeu énergique font d'elle une héroïne de western idéale. Le Passage du canyon (1946) de Jacques Tourneur ou Le Jardin du diable (1954) d'Henry Hathaway témoignent de son aisance au maniement du colt. Femme de tête, elle donne la réplique à des monstres sacrés tels que John Wayne, Gregory Peck, Robert Mitchum, Tyrone Power, Clark Gable ou Kirk Douglas. Mais le public semble la préférer dans des rôles plus féminins, où elle se livre à de grands morceaux de bravoure : alcoolique dans Une vie perdue (1946) de Stuart Heisler et dans Une femme en enfer (1955) de Daniel Mann, on la retrouve en délinquante condamnée à mort dans Je veux vivre (1958) de Robert Wise. Elle connaît un sommet de popularité au début des années 1950, quand elle tourne avec des réalisateurs prestigieux tels que Joseph Mankiewicz (La Maison des étrangers, 1949), Henry King (Les Neiges du Kilimanjaro, 1952) ou Nicholas Ray (Les Indomptables, 1952). Réputée pour ses rôles dramatiques, Susan Hayward étonne dans une de ses rares comédies, I'd climb the highest mountain (1951) d'Henry King. Elle espace ses apparitions dans les années 1960 et meurt en 1975 à Beverly Hills.

 

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01/04/2015
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Merle Oberon (1911-1979)

Merle Oberon (Estelle Merle O'Brien Oberon) est née le 19 février 1911 à Bombay. Dans les années 20, elle étudie l'art dramatique à Calcutta puis s'inscrit dans une école de danse à Londres. Hôtesse-danseuse au Palais de la danse , elle débute comme figurante dans de petits films anglais. Remarquée par le producteur-réalisateur Alexander Korda (son futur mari), elle obtient des rôles plus importants, notamment dans La vie privée d'Henry VIII. Elle se rend à Hollywood où elle accumule les rôles de jeune première mondaine et romantique. Elle tourne avec Wyler (Les hauts de Hurlevent), Lubitsch (Illusions perdues), Dieterle (This love of ours), Tourneur (Berlin express), Donen (Au fond de mon coeur), Koster (Désirée) sans pour autant connaître la consécration. Après deux films en Espagne et un en France (Dans la vie, tout s'arrange), elle met sa carrière entre parenthèses de 1955 à 1963. Elle tourne encore 4 films avant de se retirer définitivement. Elle est décédée le 23 novembre 1979 à Malibu.

 

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30/03/2015
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Anita Ekberg (1931-2015)

Anita Ekberg est née le 29 septembre 1931 à Malmö. Elle commence sa carrière en défilant comme mannequin avant de remporter le titre de Miss Suède. Après des cours de comédie et de danse, elle débarque à Hollywood où elle est davantage employée pour son physique que pour ses talents dramatiques. Elle tourne notamment dans L'allée sanglante de Wellman, Guerre et paix de Vidor et plusieurs comédies de Tashlin. C'est en Italie avec La dolce vite que Fellini l'immortalise à jamais. Le metteur en scène la fait tourner à nouveau dans un sketch de Boccace 70, dans Les clowns, puis plus tard, dans Intervista. Sa carrière, à partir des années 70, est pratiquement terminée et elle n'apparait plus que de façon anecdotique dans les décennies 80 et 90. Anita Ekberg est morte le 11 janvier 2015 à Rocca di Papa (Italie).

 

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24/03/2015
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Jean Peters (1926-2000)

Jean Peters (Elizabeth Jean Peters) est née le 15 octobre 1926 à Canton dans l'Ohio. A l'âge de 20 ans, elle est élue miss Ohio et gagne un voyage à Hollywood. Elle est immédiatement engagée par la Fox et débute dans Capitaine de Castille de Henry King, aux côtés de Tyrone Power. Le succès de ce premier film lui permet de tourner sans discontinuer jusqu'en 1955. Elle joue notamment sous la direction de Tourneur (La flibustière des Antilles), Kazan (Viva Zapata), Negulesco (Prisonniers du marais, La fontaine des amours), Fuller (Le port de la drogue), Hathaway (Niagara), Dmytryk (La lance brisée) et Aldrich (Bronco Apache). Sa carrière s'arrête après son mariage avec le milliardaire Howard Hughes et elle ne revient qu'entre 1973 et 1981 pour quelques apparitions à la télévision. Elle est décédée en 2000, des suites d'une leucémie.

 

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20/03/2015
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Mary Astor (1906-1987)

Mary Astor est née le 3 mai 1906 dans l'Illinois. A 14 ans, elle gagne un concours de beauté et est immédiatement engagée à Hollywood. Pendant une quarantaine d'années, elle enchaîne les films sans jamais devenir une grande vedette, ayant toujours privilégié les bons seconds rôles aux premiers rôles. Elle obtient un Oscar de meilleure interprétation féminine (de second rôle) pour sa performance dans The great lie en 1941. On a pu la voir (entre autres) dans : Meurtre au chenil (Curtiz), La belle de Saigon (Fleming), Dodsworth (Wyler), L'ouragan (Ford), Le faucon maltais (Huston), Madame et ses flirts (P. Sturges), Young ideas (Dassin), Le chant du Missouri (Minnelli), Acte de violence (Zinnemann), Chut, chut, chère Charlotte (Aldrich)...Elle se retire du monde du cinéma au milieu des années 60, écrit son autobiographie, puis 5 romans qui connaissent un succès d'estime. Elle est morte le 25 septembre 1987 à Los Angeles.

 

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18/03/2015
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